Mauvaise digestion, troubles de l’assimilation…

DSC05554Photo site Le Chou Brave – Si l’ensemble de vos problèmes de santé venaient de là !
Tous les troubles qui prennent naissance de l’estomac au côlon ne se résolvent pas qu’à partir de pré ou probiotiques. De la gastrite au côlon irritable voire à la rectocolite, il peut y avoir un déficit en certains éléments dont nous allons parler.
Quoique nous puissions manger, viandes, légumes, fruits, céréales, sucres nous n’absorbons toujours que des protéines, des glucides et des lipides.

Pour que l’absorption puisse se faire, il nous faut avoir trois groupes d’enzymes : les enzymes protéolytiques (protéases) qui scindent les protéines, les enzymes lipolytiques (lipases) qui désintègrent les graisses et les enzymes amylolytiques (amylases) qui décomposent les hydrates de carbone. ( voir dossier)

Cet apport enzymatique commence dès la première bouchée car l’aliment est aussitôt imbibé par l’amylase salivaire pendant la mastication et testé quant à la présence d’hydrates de carbone à traiter. Notre corps semble avoir une prédilection particulière pour les hydrates de carbone ; c’est ce dont le tube digestif s’occupe en priorité, ensuite c’est au tour des protides et finalement des lipides.

Le tube digestif, un fantastique réservoir à enzymes

Bouche- estomac-duodénum-
C’est à ces trois niveaux que se passe la dégradation des aliments à partir d’enzymes.

Le pancréas est le principal fournisseur d’enzymes mais aussi d’insuline et de glucagon. Cet organe trop souvent sollicité finit par souffrir d’un déficit de ses fonctions.

Comment cela se traduit-il ?

*crampes abdominales
*ballonnements
* distension abdominale
*plénitudes qui peuvent durer 24 heures après avoir mangé
*flatulences
* alternances de constipation et de diarrhées
* sensibilité alimentaire
* allergies alimentaires
* faiblesse et fatigue

Les aliments non décomposés correctement seront source de nombreuses pathologies soit locales soit à distance.
On pourra assister à l’éclosion de troubles du côlon, qui sera irritable et irrité, du syndrome d’hyperméabilité intestinale, porte ouverte à toutes les pathologies fréquentes actuellement.

Et si vos problèmes étaient liés à un déficit d’enzymes alimentaires?

En utilisant la cuisson des aliments, nos ancêtres ont certes trouvé un moyen commode pour faire plaisir à leur papilles gustatives mais totalement mauvais pour leur système digestif puisque la cuisson détruit pratiquement toutes les enzymes de la nourriture…

L’industrie alimentaire à mis tout en œuvre pour vous faire assimiler des produits morts et dangereux.
En avez-vous conscience ?

Parmi ceux dépourvus de toute vie, viennent en première place les farines et sucres raffinés.
Hydrates de carbone morts, ils contribuent aux multiples maladies de civilisation.
Croyez-vous que tous les fast-foods soient prêts actuellement à ne plus vendre de pommes de terre frites, ketchups, viandes grillées petits pains blancs ?

Il serait appréciable de vous mettre à table avec une assiette contenant de la salade, des carottes, du fenouil, des poireaux et betteraves, de petits germes. Ne cuisinez qu’à température douce et, si vous mangez de la viande, accompagnez là de nutriments riches en enzymes comme la choucroute crue, des oignons et diverses herbes aromatiques.

Les habitants de l’île d’Okinawa ont su préserver totalement leur capital enzymatique par la consommation de poisson cru mais surtout et avant tout de sauce de soja –tamari- et de pâte de soja nommée miso, connue depuis des millénaires en Asie.

Le miso est le plus fantastique fournisseur d’enzymes connu sous une forme naturelle. Pour sa confection, le soja est mélangé à du riz et de l’orge puis mis en fermentation à l’aide d’une moisissure. Ce champignon cylindrique ( aspergillus oryzae) contient des enzymes très actives qui portent le nom de pronases. Dans cette préparation à base de soja, qui n’est valable à l’emploi qu’après des années de fermentation, les pronases conservent toutes leurs potentialités protéolytiques pour scinder les protéines ingérées.

D’un point de vue pratique que faire ?

Consommer des graines germées et un bol de soupe miso deux fois par jour, ainsi qu’en priorité des légumes lacto-fermentés.

En complément nutritionnel, nous recommandons la prise quotidienne d’enzymes digestives en dragées.

Les recommandations du régime okinawa nous semblent profitables à savoir :

a) Toujours manger sans être totalement rassasié
b) Manger seulement de petites portions sans se resservir.
c) Manger avec gratitude en pensant aux bienfaits que cela apporte
d) Consommer des aliments peu caloriques mais riches en micronutriments – vitamines et minéraux, flavonoïdes etc…
e) Manger une grande variété de végétaux. (dans ce cadre : graines germées, légumes lacto-fermentés, légumes crus)
Les légumes et céréales représentent 70% de leur alimentation. Ils mangent du soja à tous les repas (Au fait qui a dit que le soja était dangereux ? surtout pas les okinawaïens) et riz, thé et aromates sont présents quotidiennement. En revanche, les fruits sont plutôt rares et occasionnels.
f) Consommer peu de poissons et pratiquement pas de viande et jamais de produits laitiers.
g) Mettre les algues au menu. Hiziki, wakame, kombu nori etc…
h) Mode de cuisson doux préservant les qualités nutritives des aliments
i) Utiliser peu de sucre ( voire pas du tout) et peu de sel.
j) Aussi pour ceux qui connaissent bien, cela n’est pas sans rappeler le mode d’alimentation macrobiotique proposé par Michio Kushi.

Voilà, c’est un piste que je vous propose pour aller mieux si vous souffrez de ces problèmes de mauvaise digestion et de troubles de l’assimilation.

Roland Reymondier
Conseiller en produits de nutrition

 Voir aussi notre dossier « aliments morts ou aliments vivants »

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