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Comment se présente la maladie de Lyme et que faire dans l’urgence ?

Article Roland Reymondier – En 1975, alertés par des mères de la ville de Lyme, des épidémiologistes de l’université de Yale Connecticut USA, enquêtent et observent une situation atypique: la prévalence d’une forme d’arthrite était dans cette commune cent fois plus élevée que celle de l’arthrite rhumatoïde juvénile aux États-Unis; de plus, les nouveaux cas étaient plus nombreux en été, et nettement répartis en foyers géographiques.

Image Анатолий Стафичук Pixabay –

Le Dr Alan Steere, rhumatologue et épidémiologiste renommé étudia ce nombre insolite de cas (51 patients) de rougeurs et d’arthrites chez ces enfants de Lyme. Sur ces 51 cas, quelques patients se souvenaient avoir été mordus par une tique dans les quatre mois précédant la présence de cette arthrite et affirmèrent avoir eu un érythème au niveau de la morsure.

Le docteur Steere nomma cette épidémie «arthrite de Lyme» .

Il soupçonna un virus transmis par morsure de tique et suggèra un traitement à base d’aspirine et de stéroïdes, considérant le traitement antibiotique inutile, malgré la notion bibliographique d’une sensibilité au traitement antibiotique.

S’il rapporta cette épidémie à la description des cas historiques européens, il s’étonna cependant de l’absence d’arthrites en Europe.

En 1982, Willi Burgdorfer, médecin et entomologiste, spécialiste des Borrelia, découvrit la bactérie responsable et son vecteur. Burgdorfer dit suspecter l’agent infectieux, une bactérie spirochète, fréquemment trouvée dans le tube digestif et notamment la salive d’Ixodes scapularis, dite tique du cerf en Amérique du Nord. Le spirochète est nommé Borrelia burgdorferi (nom pris en référence du médecin découvreur : Burgdorfer), avant qu’on ne comprenne qu’il en existe différentes variétés, provoquant des symptômes différents.

La maladie de lyme est devenue, comme le fut la syphilis, la « grande simulatrice ». Si le stade primaire se limite à l’érythème migrant, qui n’est pas présent dans 100% des cas, le stade secondaire se caractérise par une grande variété de signes et symptômes, dont aucun n’est spécifique.

Ainsi il est décrit : des symptômes cardiaques (tachycardie, extrasystoles, bradycardie, douleurs thoraciques, épanchement péricardique, myocardite,…), méningés (méningite lymphocytaire d’allure virale, méningo encéphalite, neuro radiculite), neurologiques (centraux, médullaires ou périphériques, avec fréquence des névralgies et paresthésies, troubles de la mémoire et/ou troubles de la concentration, paralysie faciale dite « a frigore », myélite, vascularite, accident vasculaire cérébral), psychiatriques, ophtalmologiques (troubles de la vision, uvéite, occlusion de la veine centrale de la rétine, diplopie, troubles d’accommodation, névrite optique,…), articulaires (arthralgies ou arthrites), musculaires, osseux, cutanés, etc. Certains cas ne seront révélés que par une fatigue intense ou des douleurs.

Les trois stades de la maladie de Lyme.

  • 1°) Après une piqûre de tiques, c’est le stade précoce localisé, caractérisé par l’érythème migrant. Cette atteinte dermatologique, lorsqu’elle est typique, est un diagnostic de l’infection. Elle apparaît à l’endroit de la piqûre de la tique. Habituellement, ces lésions sont asymptomatiques, ou légèrement prurigineuses et passent facilement inaperçues. En Europe, l’érythème migrant multiple, dû à une dissémination des spirochètes à partir du site d’infection, est beaucoup plus rare qu’aux Etats-Unis.

Seul l’érythème migrant peut être diagnostiqué de façon purement clinique, et ne nécessite pas de confirmation de laboratoire. Il apparaît dans les jours ou les semaines (trois à cinq) après la piqûre de tique.

  • 2°) Le deuxième stade que l’on peut appeler stade précoce disséminé se manifeste par une maladie disséminée survenant dans les semaines ou les mois qui suivent une piqûre de tique. Les organes et tissus les plus fréquemment atteints sont la peau, le cœur, le système nerveux, l’appareil musculo-squelettique avec principalement des arthralgies migrantes.
  • 3°) Une infection tardive ou chronique, survient des mois ou des années après l’exposition aux borrélies. Elle prend des formes de maladies chroniques articulaires, cutanées et neurologiques, surtout. La symptomatologie, peu spécifique, ouvre un diagnostic différentiel très large (figure 2). Seuls les examens de laboratoire, effectués sur le sérum, le LCR, le liquide synovial ou une biopsie de synovie, une biopsie de peau peuvent confirmer ce diagnostic.

La maladie de Lyme en France

Concernant la maladie de Lyme, les critères de recensement des cas par le réseau Sentinelles* sont :

  • – présence d’un érythème migrant,
  • – et ou présence de troubles neurologiques, articulaires, cutanées ou cardiaques signant la présence d’une maladie de Lyme chez un patient ayant une sérologie positive (test ELISA confirmé par un test Western Blot).

Selon une étude épidémiologique menée de façon prospective, entre mai 1999 et avril 2000, les estimations se situent aux alentours de 5 500 nouveaux cas par an de borréliose, l’incidence moyenne est à 9,4 cas pour 100 000 habitants. Sur les années 2009 à 2012, les estimations sont plus importants, entre 26 000 et 28 000 cas/an.

France Lyme, une association de patients estime quant à elle à 65 000 nouveaux cas par an le nombre d’infectés. Leur calcul repose entre autres sur l’hypothèse que seul un malade sur deux déclenche un érythème migrant.

Bien connue en milieu rural, de par son caractère endémique dans les régions de l’Est et du Centre de la France, cette maladie semble poser une nouvelle problématique de santé publique dans les espaces fortement urbanisés, et ce, en raison d’une forte concentration humaine et de la capacité polarisante des grands massifs forestiers péri-urbains.

Anciennement étiquetée maladie rare, elle touche 10 personnes sur 100 000 en France. Des régions à forte prévalence se détachent comme l’Alsace. Il se trouve que la région Limousin semble être un grand foyer de diffusion. On note aussi ces dernières années un développement important dans des massifs comme la Chartreuse, le Vercors, le Valbonnais près des Ecrins et à des altitudes moyennes (jusqu’à 1000/1200 m, moins au-dessus.). C’est important d’être vigilant quand il y a des chamois, chevreuils, mouflons ou autres à proximité, qu’il fait chaud et que le sous-bois est dense, avec de grandes herbes.

Facteurs influençant le développement de cette affection

L’incidence des maladies transmises par les tiques est très dépendante du climat, de la température, de l’humidité, de la végétation et de la biodiversité qui influencent à la fois l’activité vectorielle et celle des hôtes. L’abondance des tiques et leur activité saisonnière sont cependant davantage influencées par les variations d’effectifs des hôtes que par le climat.

L’exposition humaine au risque de morsure représente toutefois le facteur déterminant dans les modifications d’incidence des maladies à tiques. Elle dépend étroitement du climat, de la couverture des sols (morcellement des forêts), de la faune sauvage, des activités ludiques ou professionnelles.

D’autres explications, complémentaires, sont avancées pour expliquer le rapide développement de cette maladie.

  • La reforestation artificielle, avec fragmentation des forêts et absence de grands prédateurs semble pouvoir favoriser certaines maladies émergentes dont la maladie de Lyme.
  • La sylviculture a un rôle : depuis 25 ans, le quart des forêts communales a en effet été remanié. L’augmentation des surfaces de semis est un facteur très favorable au développement des animaux et des tiques. De plus, suite à la généralisation de l’usage d’insecticides, de nombreux insectes parasitoïdes, mangeurs naturels des tiques ont disparu.
  • La mondialisation, le commerce et le tourisme internationaux jouent également un rôle majeur dans le phénomène d’émergence des maladies vectorielles par diffusion géographique de parasites.
  • Enfin, les tiques se rapprochent des villes: une étude portant sur Ixodes ricinus collectées au drapeau dans les forêts suburbaines françaises, à forte densité humaine, montre que ces tiques sont infectées par au moins six types d’éléments infectieux dont B. burgdorferi s.l qui est responsable de la maladie de Lyme.

Une maladie d’une incroyable complexité

Perçue comme une affection commençant par la peau et impliquant insensiblement les articulations, la maladie de Lyme est maintenant perçue comme l’une des plus grandes imitatrices d’autres maladies d’une manière semblable à ce qui fut attribué à la syphilis autrefois.

  • Phase primaire : l’érythème migrant

Un érythème migrant survient en l’espace de 3 jours à un mois mais cela peut prendre jusqu’à 4 mois après la morsure de la tique. La macule initiale est une lésion centrifuge qui grandit autour de la morsure. Elle atteint habituellement une dizaine de centimètres de diamètre mais cela peut s’étendre jusqu’à 70 centimètres. La croissance annulaire se fait à raison de quelques millimètres par jour.

Dans 40% des cas elle pâlit en son centre lors de la deuxième semaine, dans 70% des cas après la troisième semaine. La lésion est chaude et peut donner une sensation de cuisson mais sans aucun prurit ni desquamation.

Cet érythème peut ne pas être localisé autour de la morsure, son centre peut rester de couleur uniforme, être invisible, induré, bleu.
Sa forme peut varier : triangulaire dans les plis, linéaire sur le crâne. Mais aussi d’autres lésions peuvent apparaître comme des indurations de peau, des vésicules, des desquamations et des nécroses.

Il disparaît seul après quelques jours ou semaines parfois une année. Il peut laisser une pigmentation résiduelle.

Que pouvez-vous faire dans cette première phase ?

Allez-voir votre médecin traitant serait la première bonne idée.

  • Cependant, si vous êtes un (e) adepte des médecines complémentaires, vous serez en mesure de parer aux traitements antibiotiques de base par une prise de probiotiques qui sont de bonnes bactéries utiles à la réponse immunitaire.
  • Le réflexe de prise de zéolithe (voir dossier) serait une bonne réponse. La tourbe liquide de Sonnenmoor sera prioritaire (nous en reparlerons)
  • La prise de magnésium est incontournable dans la première phase à cause de son pouvoir immuno-modulateur (voir divers écrits sur le site)

Au retour d’une ballade dans la nature avec constatation d’une morsure de tique :

  • 2 gouttes d’Huile essentielle (HE) d’arbre à thé Melaleuca alternifolia (Tea Tree)
  • 3 gouttes d’HE de ravintsara Cinnamomum camphora CT1 cinéole
  • 1 goutte d’HE de thym vulgaire Thymus vulgaris CT thymol
  • 1 goutte d’HE de menthe poivrée Mentha x piperita

Appliquez en massage jusqu’à pénétration sur la zone de morsure le mélange suivant 3 fois par jours pendant 6 à 10 jours. 1. CT=chémotype
Prendre par voie orale le complexe Biotix ou Alternativ Aroma de Salvia vendu en magasin diététique.

Le sujet de la maladie de Lyme étant complexe, nous n’avons abordé que la toute première phase, car il faut l’affirmer haut et fort, cette maladie est pour beaucoup de personnes touchées : une maladie chronique.
A suivre…

Roland Reymondier

Vidéo: pour enlever une tique déjà accrochée:

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