Immunité maximale : ce qu’il faut encore savoir

Photo Wikipédia En préambule, il est indispensable de noter qu’il peut y avoir un manque d’immunité dés la petite enfance.
A la naissance et, de manière héréditaire, certains bébés sont touchés par la maladie de Bruton qui se caractérise par une absence d’anti-corps ( immunoglubulines Ig). Elle se caractérise par la survenue d’infections récidivantes (de la plus banale à la plus grave). Le seul traitement qui est connu : apport d’immunoglobulines humaines de substitution.

Le syndrome de Di Georges est lié à un défaut de développement du thymus pendant la grossesse mais aussi à des malformations cardiaques. Les lymphocytes T par l’absence de thymus ne se développent pas. Il existe un traitement fœtal par implantation de cellules thymiques provenant d’un fœtus avant que les lymphocytes soient devenus opérationnels.

Plus courant cependant, on a relevé des déficits immunitaires par la complication d’une vaccination comme le BCG qu’on fait dès la naissance. D’ailleurs, on peut se demander ce qui peut motiver des vaccinations multiples alors que le système immunitaire n’est pas « mature » ? (C’est vraiment d’actualité !!!…)

Il existe encore d’autres maladies comme l’ataxie-télangiectasies ou Wiskott Aldrich qui, si elles ne sont pas communes, sont sévères.
(Il existe des traitements par greffe de moelle osseuse qui, s’ils sont bon pour la deuxième affection, ne sont pas la bonne indication pour la première)
Il existe plusieurs déficits qui vont de l’absence de macrophages, à certains déficits de la phagocytose qui heureusement sont rares.

Ce qui déstabilise notre immunité…

• Métaux lourds : mercure, plomb, cadmium etc…
• radiations ionisantes : caesium, iode, strontium, plutonium etc…
• rayonnements électromagnétiques- ordinateurs, téléviseurs et cet incontournable téléphone portable qu’on pourrait « greffer » dans l’oreille de certaines personnes tant il fait partie des « incontournables ». mais surtout incontournable source de nuisances électromagnétiques !!!
• détergents, engrais et surtout les pesticides
• pollution atmosphérique
• médicaments comme la cortisone dont l’action est mal connue mais parfois d’un usage abusif pour le moindre petit bobo qui va se transformer lui en blocage immunitaire.
• médicaments immunosuppresseurs comme la cyclosporine A associés à certaines maladies auto-immunes (lupus, purpura, anémie hémolytique auto-immune) et transplantations d’organes.
• Toutes les maladies parasitaires comme les amibiases
• L’exposition aux rayonnements ultraviolets- soleil mais aussi cabines de bronzage
• Maladies virales
• L’alcool
• Des prises de drogues
• Stress

Ces virus qui nous dépriment

Les virus qui sidèrent l’immunité sont ceux de la grippe, de l’herpès, de la rougeole, de la rubéole, de la mononucléose, du sida ….
On n’a pas attendu le Sida pour constater à quel point certains virus pouvaient faire s’effondrer l’immunité

Ainsi, le cytomégalovirus :

On estime qu’entre 50% et 80% de personnes aux Etats-Unis ont eu une infection à cytomégalovirus à l’âge de 40 ans Cette infection « se résout simplement sans traitement mais cependant cela peut prendre parfois des semaines ou des mois avant que les symptômes disparaissent définitivement. Les ganglions et la rate sont gonflés et ils peuvent prendre plusieurs semaines avant de disparaître et puis la fatigue est là persistante pendant de nombreux mois.

Aussi, le virus de l’herpès car, il semblerait que quelques 45 millions d’Américains en soient affectés…. Il se présente sous forme de petites vésicules et il est impossible de l’éliminer. Le traitement est symptomatique. Là encore, cela est gênant et engendre beaucoup de fatigue. (à signaler les herpès génitaux mais aussi ophtalmiques et des gencives)

Le virus d’Epstein-Barr, quant à lui est responsable de la mononucléose infectieuse. La maladie commence par une grande fatigue et des symptômes qui s’apparentent à une angine.
Seulement, cela se prolonge pendant plusieurs mois et ce n’est pas sans conséquence sur la baisse immunitaire.

Le virus du zona, qui est aussi celui de la varicelle, favorise une dépression immunitaire. Cependant, on peut aussi affirmer que c’est lorsque l’immunité est au plus bas qu’il se développe. C’est une maladie qui fait terriblement souffrir et qui ne laisse aucun repos et répit.

La grippe, tout autant, déprime notre immunité et elle peut être fatale pour la personne âgée par surinfection bactérienne.

Les virus semblent devenir de plus en plus présents dans notre univers actuel. Auraient-ils détrôné les bactéries dans le concert des maladies ?

Le constat est le suivant :

La prise massive d’antibiotiques a éradiqué la présence d’affections comme la syphilis, la tuberculose d’origine bactérienne. Cependant, ces derniers ne modifiant pas le terrain biologique, n’empêchent pas l’arrivée d’hôtes encore plus petits et tout aussi indésirables et dangereux.

Allergies et immunité

L’organisme, dans les conditions normales, fait la distinction entre les substances nuisibles qui l’agressent et les autres qui sont inoffensives. Cela peut enclencher une réponde immunitaire car alors l’élément s’apparente à un antigène.

Voilà, par exemple, un sujet qui développe une irruption et une inflammation simplement parce qu’il a touché la feuille d’une plante, porté un collier en nickel ou bien utilisé un cosmétique particulier.

Il y a aussi le fameux choc anaphylactique qui se développe de manière explosive en quelques minutes voire secondes. Ce sont là les lymphocytes B qui proliférant sous forme de plasmocytes vont sécréter des millions d’anticorps qu’ils libèrent dans la circulation sanguine. La réponse n’est pas directe mais humorale (voir que faire en cas de choc anaphylactique sur Passeport santé)

Dans les conditions de vie « normales », la transformation des lymphocytes B en plasmocytes est toujours régulée par l’activité des lymphocytes T suppresseurs ou T8 qui inhibent la production d’anticorps.

Chez le sujet allergique, la régulation ne se fait pas. C’est un peu comme si une voiture n’avait que la pédale d’accélération sans posséder celle du frein.
Le système s’emballe comme s’il y avait agression, avec réponse disproportionnée, engendrant localement des symptômes morbides. Cependant, c’est par les médiateurs chimiques ( leucotriènes, et surtout histamine) que les mastocytes sécrètent, qu’il y a inflammation cellulaire.

Cela engendre des œdèmes (par exemple l’œdème de Quincke qui peut avoir une issue fatale), des inflammations, démangeaisons et désordres comme l’eczéma, l’asthme et d’autres syndromes morbides comme le simple rhume des foins…..

Il y a aussi ce que l’on nomme l’allergie atopique c’est-à-dire une disposition qu’ont certains individus à développer un ensemble d’allergies comme l’asthme puis l’eczéma et manifestations diverses par le fait que le système immunitaire est totalement « exubérant »

L’histamine : une bombe cellulaire

Les mastocytes libèrent une substance appelée histamine qui va se diffuser rapidement dans les tissus voisins. Celle-ci augmente la perméabilité capillaire, favorise une vasodilatation et donne un spasme des muscles lisses. Ce sont ces phénomènes qui sont responsables des réactions allergiques.

l’histamine déclenche donc un œdème, gonflement de tissus et inflammation, qui cause des brûlures et démangeaisons. Cela s’observe de l’urticaire le plus banal au très handicapant asthme bronchique. Quand l’histamine s’en prend aux glandes muqueuses, elle fait augmenter les sécrétions d’un mucus amenant ce qu’on nomme rhume des foins.

Actuellement, qu’elles soient d’origines végétales, animales ou provoquées par l’alimentation, les allergies progressent au même rythme que la pollution environnementale…..

Avons-nous plus d’allergies qu’autrefois ou bien les conditions d’existence les favorisent elles ?

Un candida contre l’immunité

Le candida dont nous parlons, est un champignon microscopique qui remplace nos bactéries amies quand il y a diminution de la résistance du corps. Indiscutablement, les traitements invasifs – antibiotiques, antimitotiques, corticoïdes, rayons X, sulfamides- sont les facteurs important du développement du trop connu candida albicans.

Ce champignon se développe lorsque les moyens de défense baissent… Le diabète semble lui aussi favoriser sa prolifération. Les candidoses sont difficiles à extirper car, malgré les traitements, bien souvent elles récidivent… Elles se logent un peu partout dans le corps avec pour priorité le système digestif, les organes génitaux comme la région vulvaire, en affectant principalement les jeunes femmes qui prennent la pilule et les femmes ménopausées prenant un traitement substitutif hormonal.

Les affections mycosiques ne sont pas forcément graves quand elles touchent les ongles ou la peau (les plis inguinaux ou orteils) mais quand elles s’attachent à la sphère bronchique et même neurologique, elles peuvent alors devenir fatales.

Là, encore une fois, n’est-ce pas notre mode de vie qui est responsable de ce type de maladie puisque le candida albicans ne faisait pour ainsi dire jamais parlé de lui en d’autres temps.

Les affections auto-immunes en pleine progression !

Les allergies et les maladies auto-immunes se caractérisent toutes les deux par une réponse inappropriée du système immunitaire. Les maladies auto-immunes sont produites par une réponse dirigée contre des composants normaux de l’organisme alors que les allergies sont déclenchées par des substances exogènes de l’environnement comme des pollens, des médicaments, des produits chimiques et puis leurs mécanismes d’action sont très différents.

Les maladies auto-immunes résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui s’attaque aux propres constituants du corps. C’est ainsi le cas de la polyarthrite rhumatoïde, de la sclérose en plaque ou du diabète de type 1.

Une maladie auto advient quand les mécanismes de tolérance au soi deviennent défaillants, permettant aux lymphocytes  “d’attaquer les constituants du corps”. L’origine de cette rupture reste totalement une énigme. Il s’agit sûrement de l’association de plusieurs facteurs génétiques, endogènes et environnementaux. Ce sont des maladies multifactorielles.

Le terrain génétique montre à quel point il y a une prédominance du caractère familial avec les maladies auto-immunes. C’est le cas pour le diabète de type 1 qui touche beaucoup de personnes apparentées.

Une piste génétique

Plusieurs gènes impliqués dans le fonctionnement du système immunitaire jouent un rôle important. C’est le cas des gènes HLA. Ils codent pour des protéines présentes à la surface des cellules et forgent l’identité biologique de l’individu.

L’allèle HLA-B27 est ainsi observé chez plus de 90 % des malades atteints de spondylarthrite ankylosante alors qu’il n’est présent que chez 8 % des sujets sains. De même, il existe une forte association entre la polyarthrite rhumatoïde et l’allèle HLA-DR4 ou encore la maladie cœliaque et l’allèle HLA-DQ2.

Pourtant, voilà ce qu’on ne vous explique pas

Les populations vivant dans des pays développés à haut niveau d’hygiène développent davantage d’allergies et de maladies auto-immunes.

Ce constat incite certains scientifiques à considérer que l’hygiène et l’utilisation des antibiotiques favoriseraient l’essor de ces maladies dans des populations de moins en moins soumises à l’épreuve des infections.

L’effet protecteur de ces infections n’est pas élucidé, mais il pourrait faire intervenir la production de lymphocytes T régulateurs et de cytokines régulatrices.

Les maladies auto-immunes sont en forte progression : Sclérose en plaque, polyarthrite rhumatoïde, spondilarthrite ankylosante, rhumatisme psoriasique, lupus érythémateux, diabète juvénile, maladie de Horton, certaines myasthénies, narcolepsie et bien d’autres encore.

Cancers et immunité

Pourquoi le système immunitaire ne répond-t-il pas en cas de cancer ?

Pour le Dr Kousmine, nul doute, la formation de tumeurs cancéreuses, qui survient chez le quart des populations des pays industrialisés, ne serait pas un phénomène aberrant, incompréhensible et gratuit, mais une réaction à un état d’alarme.

En fait, le corps fabrique son cancer comme une nécessité vitale, pourquoi le combattrait-il ?

A une submersion anormale par des substances toxiques, virales ou bactériennes, le corps répond par des mécanismes de défense destinés à les neutraliser. Elle a émis l’hypothèse que les tumeurs, bénignes d’abord, malignes ensuite, ne sont pas autre chose qu’un mécanisme de défense. Le corps, pour ainsi dire, fabriquerait sa « poubelle » sous forme de cancers.

Pour Seignalet les cancers sont liés à « l’encrassage » cellulaire.

Enfin, pour les deux médecins, les cancers prennent naissance dans l’intestin, qui devenant « poreux » laisse passer dans la circulation beaucoup « d’hôtes » indésirables.

Dans certaines circonstances précises : facteurs génétiques, irradiations, pollutions virales ou bactériennes, l’exutoire passe par un phénomène de cancérisation…

Roland Reymondier
Conseiller en produits de nutrition

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