Beauté, fertilité, équilibre mental

Danièle StarenkyjDevenir parent : Une autre manière de vivre le don de la vie et de s’y préparer.
par Danièle Starenkyj© 2015 www.publicationsorion.com
Il commence par la dernière lettre de l’alphabet. Non, il n’est pas zinzin, mais son absence sème la zizanie. Je veux parler du zinc, pas le bistrot du coin, ni l’avion militaire démodé, mais de l’oligoélément dont la carence alimentaire induit des symptômes infiniment variés.

Un apport adéquat en zinc est indispensable pour la fertilité masculine. Dès l’âge de 12 ans, il faut un apport important en zinc pour favoriser le développement pubertaire du garçon. La prostate, les vésicules séminales, et les testicules concentrent une très grande quantité de zinc indispensable à leur développement et fonctionnement normaux.

À l’âge adulte, la carence en zinc est à l’origine de bien des infertilités et stérilités masculines, le zinc jouant un rôle clé dans la synthèse du sperme et de la testostérone, cette hormone agissant sur la fabrication et la motilité des spermatozoïdes.

À l’âge mûr, la carence en zinc peut produire l’inflammation de la prostate, et favoriser son cancer.
Le développement pubertaire de la fille exige un apport moindre en zinc, mais sa carence chez elle peut se manifester par de la tension prémenstruelle.

Des expériences animales ont permis de constater qu’une carence sérieuse en zinc pouvait avoir un effet tératogène. Elle entrave le développement normal du fœtus. Elle cause plusieurs anomalies du travail et complications de l’accouchement.

Le zinc joue plusieurs rôles indispensables dans le système immunitaire, et plus spécialement dans les fonctions des lymphocytes T. La carence en zinc, tout de suite après la carence en calories, est celle qui affecte le plus profondément le système immunitaire, et cela à n’importe quelle étape de la vie fœtale, néonatale ou postnatale. Par exemple, la privation du colostrum (toujours très riche en zinc) entraîne une réduction importante de la réponse immunitaire, mais elle entrave aussi la fixation du zinc par les intestins. Or, la maladie cœliaque se développe sur une carence en zinc. Le zinc est un antiallergique. (Voir Enfin mince, p.185)

Les signes d’une carence en zinc chez les hommes sont : des taches blanches sur les ongles, des vergetures sur les épaules, la poitrine, l’abdomen, les cuisses et les hanches, une absence de pilosité et un sous-développement des organes sexuels. Les femmes aussi présentent des taches blanches sur les ongles et des vergetures souvent dès la puberté, et très couramment pendant la grossesse.

La carence en zinc entraîne des déformations du goût (pica — un goût morbide pour des substances non comestibles), la perte du goût (rien n’est bon), des nausées en cours de grossesse, et la perte de l’appétit (anorexie).
De nombreuses anomalies du comportement ont pour toile de fond une carence en zinc : irritabilité, léthargie, dépression (particulièrement à l’adolescence). Certains auteurs parlent de nervosité intense, et même de psychose.

Les causes les plus courantes d’une carence en zinc, outre une alimentation privée de végétaux entiers non raffinés, sont : une transpiration excessive par temps trop chaud, au cours d’exercices physiques violents, ou pendant les bains de vapeur ; les hémorragies gastro-intestinales (attention à l’allergie aux protéines bovines, à l’usage abusif d’aspirine) ; l’excitation sexuelle excessive — le zinc est excrété dans les sécrétions vaginales, les sécrétions prostatiques, le sperme, la sueur. Une seule éjaculation provoque la perte de 1,4 mg de zinc. Le cybersexe, un masque de la dépression masculine selon le Dr A. Hart (voir La dépression au masculin, p. 102-108), provoque une addiction à la masturbation qui débouche sur une diminution importante de la libido, et de sérieuses pertes en zinc ; l’excès de fer alimentaire (celui qu’on ajoute aux produits raffinés – voir l’article Ni trop ni trop peu) celui-ci inhibant l’absorption du zinc.

Voilà quelques raisons de plus, pour poser le choix d’une alimentation à base d’aliments non transformés de source végétale. Ce sont les seuls aliments « intelligents » respectueux de notre écologie interne, protégeant la beauté de notre peau, et l’équilibre de notre caractère. Et quand on veut devenir parent, manger entier, végétal et frais, est le moyen fondamental pour s’y préparer avec bonheur. (Voir Devenir parent – Vivre un nouveau paradigme)

Danièle Starenkyj© 2015
www.publicationsorion.com

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