A la recherche de l’éternelle jeunesse (l’Elixir de longue vie)

Photo Wikipédia Pape Pie XII – Le professeur Niehans avait-il  vraiment trouvé la méthode censée prolonger la vie ? Cette question est encore d’actualité ! Mais avant d’y répondre laissez-nous  vous conter l’histoire suivante : Elle se passe en 1954, une guérison suivie d’un rajeunissement qui étonna le monde entier c’est bien celle de  Sa Sainteté Pie XII. Comment le Pape avait-il guéri ? On ne sait.

Le Vatican n’a jamais publié de version officielle de la maladie, pas plus du traitement et encore moins des circonstances de la guérison.

Ce que l’on sait, c’est que le professeur Niehans fut appelé d’urgence par le Vatican le 12 janvier 1954 et quand il arriva dans la soirée, le Saint Père était aux prises avec la mort. Le professeur Niehans lui prodigua sa thérapie pendant 8 semaines.  Il retourna ensuite auprès de lui en juillet puis enfin après son complet rétablissement au cours de l’année qui suivit.

On sait aujourd’hui que le pape reçu des injections de cellules fraîches mais cela n’a jamais été formellement admis. Cependant, il est probable que le Saint Père ait reçu des injections de cellules fraîches car c’était en fait le seul traitement que pratiquait le professeur Niehans. D’un commun accord les déclarations de la guérison de Pie XII étaient selon une source officielle une œuvre commune des deux hommes.

Ce qui était indéniable c’est que le Pape mourant avait été guéri et que pendant quatre ans, de 78 à 82 ans, il avait retrouvé l’énergie d’un âge bien plus jeune. Il se levait à cinq heures du matin, après un sommeil de cinq à six heures, disait sa messe à 7 heures dans sa chapelle particulière puis toute la journée, comme par le passé, retournait à ses absorbantes occupations en travaillant 12 à 14 heures par jour.

Ceux qui ont croisé Pie XII ont tous été surpris de l’excellente forme du Saint Père et que, malgré son grand âge, il émanait de sa personne une grande impression de jeunesse et de sérénité.

Aurait-il présumé de ses forces pour qu’en octobre 1958 il fut emporté brutalement ?

Nous n’avons pas la réponse.

Comment expliquer le regain de vitalité de cet homme mourant en 1954 ?

A partir du moment où le professeur Niehans a mis au point ce qu’il nommait cellulothérapie, la médecine « officielle » lui a tourné le dos.

Bien que les bases de sa méthode soient scientifiques, il n’en demeure pas moins qu’elle n’a pas « pignon » sur rue. Même les pratiquants des méthodes alternatives n’en parlent plus.
Les seuls, actuellement, qui s’en inspirent, sont les praticiens de la gemmothérapie qui partent du principe suivant lequel point n’est besoin d’aller chercher des cellules fraîches, nous pouvons, partant de bourgeons de plantes, revitaliser celles qui ne fonctionnent plus. Cela bien entendu est une autre histoire.

Origine de la cellulothérapie

Le papyrus d’Eber mentionne des préparations à base d’organes d’animaux. Deux mille ans avant Jésus-Christ, on donnait en Chine des testicules de tigre à manger aux vieillards et en 1400 avant J.C, le médecin hindou Susruta recommandait  aux impuissants de manger des testicules de tigres. Aristote, Pline l’Ancien parlent d’extraits d’organes utilisés à des fins thérapeutiques.
Au troisième siècle les médecins chinois prescrivaient du placenta humain comme fortifiant.

Lorsque la médecine devint scientifique, les chercheurs retrouvèrent dans les faits des intuitions anciennes. Hunter en 1771 et Berthold en 1849 prouvent l’action des implantations de testicules chez le coq castré expérimentalement.

Le biologiste célèbre Claude Bernard en 1857 parle de «  sécrétions internes. Le docteur Brown-Sequard s’injecte en 1889 un extrait de testicule de chien et constate l’action. Neumann injecta de l’hormone femelle à des souris ayant subi l’ablation des ovaires, il observa dans les premiers jours une prolifération de la muqueuse vaginale chez elles.

Cependant, l’effet fut de courte durée et l’atrophie vaginale se réinstalla de façon durable.

Pourtant en injectant des cellules fraîches d’ovaires identiques, les modifications s’installèrent durablement.

Greffe de testicules de singe : la cure de jouvence du Dr Voronoff

Photo Wikipédia-Dr Voronoff – Vous n’avez jamais entendu parler de la cure de jouvence du Dr Voronoff …. C’est normal, elle eut seulement son heure de gloire dans les années 1930.

Pour redonner la vigueur intellectuelle et physique aux hommes d’âge mur, sa méthode miracle est la greffe de testicules de singe à l’homme. “Quand on réalisait une opération, il fallait que le singe et que l’homme soient opérés en même temps. On sortait le singe de sa cage et on commençait à disséquer son testicule, et on le découpait en petits morceaux“, explique Jean-Louis Fischer, chercheur en embryologie.

D’à peine quelques centimètres, les lamelles de pulpe testiculaire étaient ensuite insérées dans le scrotum du patient. Le greffon est ensuite cousu et les bourses refermées.

De 1920 à 1939, environ 500 hommes s’essaient à la méthode Voronoff. Mais la Seconde Guerre mondiale met un frein à la carrière du chirurgien d’origine juive. Les avancées scientifiques finissent par avoir raison de ces découvertes qui sombrent définitivement dans l’oubli.

Mais médicalement parlant, Voronoff est en phase avec son temps. À l’époque, les médecins découvrent tout juste le rôle des hormones et il est très courant d’utiliser des extraits d’organe y compris d’animaux pour soigner les malades comme le confirme le Pr Desgrandchamps : “En 1914, à l’époque où Voronoff exerçait, quand on regarde le Vidal qui est le dictionnaire des médicaments, la plus grosse partie des médicaments disponibles à l’époque étaient issus de l’opothérapie, c’est-à-dire le fait de broyer des organes pour en extraire la substance que l’on pensait active et soigner les malades”.

En fait, même si l’on peut voir quelques heureux résultats, les échecs se constatent par des phénomènes de rejet. Cela n’était pas encore admis à cette époque.

L’immortalité des cellules humaines

Photo Wikipédia- Alexis Carrel – A l’origine du traitement au moyen d’extraits embryonnaires se trouvent les travaux du docteur Alexis Carrel. L’auteur de «  L’homme cet inconnu » vers 1912 a prouvé qu’un fragment de tissu prélevé dans un organisme vivant pouvait vivre et s’accroître indéfiniment in vitro, en observant certaines conditions d’asepsie et de ravitaillement en plasma frais.

Une expérience d’Alexis Carrel a beaucoup marqué son époque.  C’est celle du cœur de poulet qu’il a fait battre in vitro dans un liquide nutritif pendant une durée de plusieurs décennies  (les informations divergent, on la situe entre 28 et 37 années)

Pour Carrel l’homme a le potentiel d’atteindre un âge de 150 ans. D’ailleurs, un autre biologiste de la même époque dans son livre  « Comment prolonger la vie » écrit :

«La croissance de l’homme se termine entre 20 et 25 ans. Si l’on admet le coefficient de Buffon on est en droit de considérer que la durée de vie moyenne soit de 150 ans »

Alexandre Bogomoletz un génie méconnu.

Bogomoletz fit une découverte capitale, à savoir que le tissu conjonctif joue un rôle clef dans les phénomènes de vieillissement. Partant du système réticulo-endothélial il mit au point un sérum anti-réticulaire cytotoxique qui, à dose thérapeutique stimulait les fonctions de ce tissu conjonctif..
Bogomoletz put mettre au point cette découverte grâce à la possibilité de se procurer les éléments nécessaires – rate et moelle sternale humaine- prélevée sur des soldats tués.

Il put ainsi produire un sérum,  actuellement appliqué en grand en Russie dans tous les cas de dégénérescence sénile ou prématurée mais on ne peut pas dire qu’on en sache grand-chose en France actuellement.

En fait, les travaux ont montré que sous l’action du sérum de Bogomoletz, certaines altérations séniles dans la composition chimique des tissus disparaissaient et que les éléments cellulaires vieillis recouvraient un certain nombre de caractéristiques des tissus jeunes.
Il y a quelques années à l’Institut Pasteur le docteur Bardach fabriquait un sérum très actif qui procédait des mêmes données pour aboutir à des résultats similaires.

L’ex Union Soviétique, la Russie à la pointe du rajeunissement

Filatov était un membre éminent de l’Académie des Sciences Médicales de l’URSS et voici son hypothèse de travail «  Tout tissu vivant, humain, animal ou végétal, séparé de son organisme et conservé dans des conditions défavorables mais non mortelles subit une réorganisation biochimique avec production de stimulines biogènes de nature non spécifique, qui ont la propriété, lors de leur introduction par telle ou telle voie dans le corps déficient d’exciter les réactions vitales »

Filatov semblait avoir trouvé lui aussi le sérum de longue vie, il l’appliqua à Staline, le petit père des peuples. Les résultats semblaient heureux lorsqu’une rupture d’anévrisme  arrêta net l’expérience qui devait prolonger la vie du maître du Kremlin jusqu’à 150 ans et nous aurions eu toutes les chances de l’avoir encore parmi nous actuellement !

Le docteur Pierre Vachet témoigne dans les années 1960 «  Plus près de nous, en 1952, à l’Hospice de Nancy, le traitement Filatov a été essayé sur dix vieillards par les docteurs lavergne, Laurent et Michon, qui firent subir quatorze implantations. Voici leurs constations : «  Sur nos dix vieillards, nous avons remarqué deux fois une amélioration psychique  avec reprise d’une nette euphorie, deux fois un dynamisme inaccoutumé, et,  dans quatre cas, des malades grabataires purent, à la suite du traitement, se lever et faire preuve d’activité. »

Revenons au Docteur Niehans  et sa méthode qui guérit le pape Pie XII

Reposant sur les travaux de Carrel, les recherches de Niehans portèrent sur des injections de cellules fraîches. Ce médecin avait commencé ses expériences en 1931 et il ne publia sa « doctrine » qu’en 1954 .

A cette époque, il avait pratiqué pas moins de 6000 interventions. Comment et à l’aide de quoi procédait-il ?

A la base, il y avait un fœtus de vache. On abattait l’animal ; on découpait le fœtus et l’envoyait au laboratoire voisin. Là, le médecin incisait l’utérus et dégageait l’embryon ; les divers organes : foie, rate, testicules étaient prélevés.

Ils étaient remis aux laborantins qui les découpaient avec un ciseau spécial dans une cage stérile et y ajoutaient de la solution de Ringer pour liquéfier la préparation.

Celles-ci étaient introduites dans des seringues et injectées aux malades qui attendaient dans des pièces voisines.

Chaque patient était simplement anesthésié localement et recevait suivant la nature de l’affection, 3, 4, ou 5 injections. L’ensemble des opérations de l’abatage de la vache à la piqûre ne durait pas plus de 30 à 40 minutes.
En fait, cette méthode était totalement empirique. Elle s’était construite par tâtonnements de son application et le docteur Niehans avouait ne pouvoir clairement expliquer scientifiquement ce qui pouvait faire son succès.

Photo Wikipédia-Kirk Douglas – Les résultats n’en sont pas moins probants avec le chancelier Adenauer, le pape Pie XII et même Kirk Douglas qui actuellement va sur ses 102 ans.
On ne peut cacher le fait que cette thérapie n’a jamais fait l’unanimité dans le domaine médical et surtout pas en France.

Il ne nous appartient pas, nous Acteur Nature, d’avoir un avis tranché sur la question d’autant plus que si pour certains Niehans était un génie, pour les autres c’était dans les années 1960, la méthode de régénération cellulaire à la mode, à défaut d’autres connaissances.

De la cellulothérapie à la sérocythérapie

La cellulothérapie étant loin de faire l’unanimité car par exemple la découverte en Allemagne dans certains troupeaux d’une virose inconnue fit suspendre l’utilisation de cellules lyophilisées fabriquées sous l’autorité même de Niehans.
La thérapeutique cellulaire a, dans un autre ordre d’idées, donné naissance à des techniques voisines placées dans la même ligne scientifique. Les plus actives actuellement prennent le nom de mésenchymothérapie et la sérothérapie.

La sérothérapie se rapproche des thérapies de  régénération comme celle qu’appliquait le biologiste Bardach avec son sérum.

Son succès repose sur l’implantation  de sérum tissulaire et non plus de tissus ou de cellules. Administrée par piqûres et par suppositoires, elle provoque des réactions favorables.

Une thérapie qui est loin d’avoir livré tous ses secrets

Le mésenchyme est la première usine et le premier grenier de la vie. L’idée d’en utiliser les vertus puissantes est venue d’abord des vétérinaires dans les années 1960 puis de médecins comme Jean Valnet.

Ce dernier s’était attaché à en étudier les effets régénérateurs par des injections dans des organismes humains déséquilibrés.

Les résultats spectaculaires qu’il enregistra l’ont même conduit dans les années 1960 à publier un résumé de ses travaux dans la revue «  L’Hôpital »

Voici sa conclusion : «  le mésenchyme, véritable terreau de la cellule est un moyen thérapeutique polyvalent, rééquilibrant, dans les affections variées : cardio-vasculaires ; troubles de la sénescence, affections nerveuses, arthroses, retards staturaux chez l’enfant, mauvais résultats scolaires.
Cette thérapie peut être appliquée à environ 80% des affections chroniques actuelles avec 80% de succès confirmés.

La thérapeutique cellulaire semble donc mériter d’être prise au sérieux.
Elle a été victime des excès de la publicité médiatique dont il serait trop compliqué de rechercher les origines, elle a survécu à cause de travaux de chercheurs patients et de médecins courageux et honnêtes.
Maintenant, quel avenir pour les cellules fraîches mais aussi celles qu’on nomme cellules souches ?

Cependant, cela ne va pas sans poser des questions d’ordre éthique car tout simplement on n’en est plus seulement à prélever des cellules sur des embryons de veaux, mais maintenant on se penche sur celles de l’embryon humain.

Théoriquement, on peut envisager un éclairage scientifique qui ne tient pas compte de la morale, un auto-rajeunissement embryonnaire intégral, comportant un espoir de prolongation de la vie.

Cependant, la tentation est grande pour l’homme de vouloir se faire une sorte de Dieu Prométhéen et de ne pas tenir compte d’un aspect simplement moral.

La tentation est toujours grande de vouloir transformer l’humain en surhomme et pourtant nous allons aborder dans un prochain tome, une autre manière d’envisager une bonne manière de vieillir mais là sans thérapeutique cellulaire.

Depuis des millénaires, elle a fait ses preuves, alors gardez le fil de notre dossier lors d’un prochain numéro.

http://www.entrepatients.net/fr/sante/actualites/1097886-sclerose-plaques-les-cellules-souches-mesenchymateuses-pour-traiter-scleros

Roland Reymondier
Ecrivain, conseiller en produits de nutrition

Annotations:

Une technique très documentée qui aujourd’hui fait sourire les spécialistes comme le Pr François Desgrandchamps, urologue : “Ce que faisait Voronoff est biologiquement impossible. C’est impossible que la pulpe testiculaire non vascularisée, sans apport sanguin, puisse vivre. Deuxièmement, il s’agit de tissus étrangers qui sont rejetés immédiatement par le corps humain. Donc biologiquement parlant, l’opération de Voronoff est forcément un échec donc une supercherie”.

À l’époque déjà, l’opération du Dr Voronoff est vivement critiquée par la communauté scientifique. Mais le chirurgien n’a rien d’un escroc, il croit en sa méthode. Et elle a beau être empirique, elle donne d’excellents résultats. “Apparemment d’après les statistiques qu’il a fournies, la plupart des hommes greffés reprennent une activité physique, même sexuelle“, souligne Jean-Louis Fischer.

Le Pr Desgrandchamps reste toutefois sceptique face à ces résultats : On sait que pour les dysfonctions érectiles, les baisses de forme… il y a beaucoup d’autres facteurs dont beaucoup de facteurs psychologiques. Et la greffe de testicules est symbolique, fantasmatique et encore actuellement souvent citée ou rêvée pour aller mieux“.

Congrès « AGIR POUR LA SANTE NATURELLE » AIX-LES-BAINS

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