Ronflement : évitez la chambre à part !

55670Dr JL Dervaux – En ayant recours au « conditionnement psychologique du couple » ou CPC. C’est un procédé découvert et mis en œuvre par un ORL suisse.
Cette notion découle du fait que l’auteur du ronflement n’est pas gêné lui-même, d’où l’intérêt de l’intervention active de l’autre.

Le principe

Le conditionnement psychologique du couple est une véritable rééducation à deux.
Le principe de base est que chacun des deux partenaires doit faire un pas en avant. L’épouse doit réaliser que le ronflement n’est pas volontaire. Le conjoint (pour autant que ce soit lui le ronfleur) doit réaliser la gêne provoquée par le ronflement. Tous deux doivent apprendre à se liguer contre le ronflement pour le maîtriser, d’où le titre de cet ouvrage. Mais cela nécessite plusieurs étapes.

La pratique

Elle comporte plusieurs temps.

1er temps : la motivation du ronfleur

Cette motivation est une nécessité absolue. Le ronfleur doit réaliser le danger que représente le ronflement, à la fois pour son couple et pour sa propre santé.

2e temps : la position appropriée

Principe de base : il faut regarder en direction du drap du dessous ; la bouche doit être nettement plus basse que la nuque pour décoller le voile ; le cou ne doit pas être trop tordu et les épaules doivent rester souples ; on peut aussi adopter une attitude de trois quarts droite ou gauche ; la bouche peut être ouverte ou fermée en fonction de la perméabilité nasale.

3e temps : le code nocturne entre les deux partenaires

Chaque début du ronflement doit entraîner de la part du ou de la partenaire une pesée de l’index sur l’épaule du ronfleur, pour le prévenir sans le réveiller brutalement. Message : « Tu n’es plus dans la bonne position, tu ronfles. »
Le fait de se remettre sur le ventre suite à la sollicitation devient rapidement un réflexe en quelques jours à quelques semaines ; puis dormir sur le ventre continuellement devient rapidement une habitude.

Les limites du CPC

Comme toute autre méthode, les résultats ne sont pas positifs à 100 %. Les échecs étant surtout le fait :

– des ventrus pour lesquels il est difficile de dormir sur le ventre ;
– des arthrosiques, chez qui une mauvaise position peut entraîner des douleurs au niveau du cou et des épaules ;
– de certaines personnes qui ont des difficultés d’adaptation à une situation nouvelle … Mais avec un peu de bonne volonté et de complicité !

Dr JL Dervaux

Ouvrage de référence : « Arrête de ronfler ! » ; Dangles ; 2015.

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